Conseil départemental de Sédhiou.

Historique du peuplement

Ethnies et religions

Le département de Sédhiou est habité par une mosaïque de groupement humain composé de Mandingue, Peulh, Diola, Ouolof, Mancagne, Manjacque, Balante, Baïnouck et Sérères.

Il comporte différentes religions, généralement (islam, christianisme et animisme). A cela s’ajoute aussi, l’existence des confréries comme : (Tidjianiya, Mouridisme, Khadriya et Layène) qui vivent en parfaite harmonie.

Administration

L’administration du département comprend le cabinet du Président du Conseil départemental et le secrétariat général et ses services rattachés. Le cabinet du Président est composé de : Un directeur de cabinet ; un inspecteur des services départementaux; une assistante du Président ; un chargé de communication et des relations publiques.

Pour ce qui est des services rattachés au secrétariat général, il s’agit :

La cellule de partenariat, de la coopération décentralisée et du développement économique territorial ; bureau du courrier, des archives et de la documentation ; la cellule de passation des Marchés Publics ; la division finance et de la comptabilité ; la division des ressources humaines ; la division de la planification, des études, du contrôle et du suivi des travaux.

Composition du Conseil local

Le département de Sédhiou est composé de 40 conseillers départementaux qui sont répartis dans différentes commissions qui sont :

La commission éducation

La commission santé

La commission sport

Commission développement économique et territorial

L’autorité locale

Le Président du Conseil départemental Sédhiou s’appelle Monsieur Boubacar Willembo BIAYE.

SITUATION DE LA COLLECTIVITE TERRITORIALE

Géographie

Le département de Sédhiou se situe au centre de la région de Sédhiou. Il est limité au Nord par le département de Bounkiling; au Sud par le fleuve Casamance ; à l’Est par la région de Kolda ; à l’Ouest par le fleuve Soungrougrou. Il couvre une superficie totale de 2726,14 km2 qui représente 37,19% de la superficie de la région de Sédhiou. Subdivisé en zones communément appelées le Diacing, le Boudhié et le Pakao. Il compte 14 communes que sont : Marsassoum, Djibabouya, Sansamba, Bémet Bidjini, Djirédji, Bambali, Sédhiou, Diendé, Koussy, Sakar, Oudoucar, Diannah Malary, Diannah Ba et Samé Kanta Peulh.

Carte administrative du département

Source : Plan de développement départemental 2016

DESCRIPTION DE LA COLLECTIVITE TERRITORIALE

Démographie

Effectif et structure de la population

La population est de 161612 habitants soit 35,68 % de la région de Sédhiou (452 994hts). Cependant il faudrait noter que la population d’hommes (82206) est plus nombreuse que celle des femmes (79405) soit un taux de masculinité de 1,04.

Répartition spatiale de la population

Sur la base du dernier Recensement Général de la Population, de l’habitat de l’agriculture et de l’Elevage (RGPHAE) de 2013, des projections de la population du département de Sédhiou étaient estimées à 161612 habitants. Les communes les plus peuplées restent Sédhiou et Djirédji (arrondissement de Djirédji), avec respectivement 25859 et 19236 habitants. Sur le plan départemental, le taux de masculinité est de 1,04.

Equipements et infrastructures sociales de base

Education et formation

Education secondaire

Enseignement moyen.

Les structures

Au niveau régional, l’enseignement moyen compte 61 établissements en 2013(contre 60 en 2012) dont 56 pour le public et 05 pour le privé, inégalement répartis entre les départements.

Le département de Sédhiou compte 21 établissements dont 19 publics et 02 privés.

 Enseignement secondaire général

Les Infrastructures

En 2013, l’enseignement secondaire est dispensé à Sédhiou dans 22 établissements (10 lycées publics et 12 privés) dont 10 établissements (4 publics et 6 privés) dans le département de Sédhiou.

Education non formelle

Dans cette région, l’Education informelle est essentiellement représentée par les daaras qui étaient au nombre de 91 en 2013.

Le département de Sédhiou compte 26 daaras.

Activités économiques

Agriculture

Comme dans l’ensemble du pays, l’agriculture occupe une place importante dans l’économie du département. En effet, plus de la moitié de la population de la zone est dans l’agriculture. Ce qui fait d’elle le secteur qui emploi beaucoup de jeune. Malgré cette place importante qu’elle occupe, le secteur agricole du département tarde à réaliser toute sa capacité et à porter l’économie de façon durable. Ceci s’explique par le fait que le secteur tarde toujours à être mécanisé.

En effet, la majeure partie de la population agricole travaille avec les outils traditionnels. Ce qui impacte leur rendement.

Cependant la zone regorge d’énormes potentialités dans le domaine de l’agriculture. Ces potentialités sont entre autres :

Bonne pluviométrie ;(selon les dernières études de l’ANSD, La moyenne des précipitations dans le département tourne autour de 1 000 mm par an. (ANSD 2019)

Un climat favorable aux activités agro-sylvo-pastorales ;

Une bonne aptitude des sols à l’agriculture pluviale, à l’arboriculture, au maraîchage et à la riziculture ;

Des conditions écologiques propices à la diversification de la production agricole ;

Appui / conseil (ONG, projets, programmes) ;

Disponibilités des ressources humaines ;

Terres (vallées) disponibles ; Présence du Domaine Agricole Communautaire (DAC) de Sefa. Disponibilités des services déconcentrés de l’Etat dans le domaine agricole. A ces potentialités, le secteur agricole connaît aussi des contraintes pour son développement. Parmi ces contraintes, nous avons : L’utilisation des outils traditionnels qui a pour conséquence un mauvais rendement ; La salinisation et l’ensablement des terres cultivables ; La divagation des animaux qui entraine souvent des conflits entre les éleveurs et les agriculteurs ; L’enclavement de la zone, Le manque de piste de production ; Difficultés d’accès à la terre surtout pour les femmes ; Accès difficile aux intrants ; Insuffisance des barrages hydro agricoles ; Pluviométrie aléatoire ; Inexistence d’unités de transformation ; Non maîtrise de l’eau et profondeur de la nappe ; Pauvreté des sols ; Manque d’organisation des acteurs ; Insuffisance de formation des agriculteurs ; La méconnaissance de certains programmes par les populations ; Le faible niveau d’aménagement des zones de productions.

Elevage

Le secteur de l’élevage est assez important dans le département. Ceci est dû à la pluviométrie qui est assez importante dans le département. De ce fait, il y a de pâturages pour pouvoir nourrir les bétails. Il faut aussi noter que l’élevage dans le département, surtout en ce qui concerne les bovins est de types familiaux. Et la transformation du lait reste traditionnelle. En effet, pour ce qui est de la transformation du lait, les éleveurs ne disposent pas d’infrastructures nécessaires pour développer le secteur. Ainsi se sont les outils traditionnels qu’ils (éleveurs) utilisent.

Selon l’ANSD (2016) dans leur étude consacrée à la situation économique et sociale de Sédhiou présenté en 2019, les potentialités du secteur de l’élevage dans le département sont entre autres : La disponibilité des zones de pâturage ; Importante et luxuriante biomasse herbagère et de nombreux sous-produits agricoles et de résidus de récolte ; Disponibilité du bétail ;  Disponibilité de l’eau ; Disponibilité du bétail ;  Existence points d’eau ;  Existence d’abattoirs; Disponibilité des eaux de surfaces ; Existence du cheptel.

Ces potentialités font face aussi à d’autres contraintes que rencontre le secteur à savoir : Manque de formation des éleveurs en général ; Faible productivité des races locales ; Divagation du bétail ; Vol du bétail ; Réduction des zones de pâturage ; Manque d’infrastructure ; Cherté de l’aliment de bétail (accessibilité) ; Feux de brousse ; Vol de bétail ; Divagation des animaux.

La pêche

La pêche occupe aussi une place importante dans le département car elle occupe aussi une part considérable dans l’emploi des jeunes. Selon l’ANSD, « La production annuelle halieutique en 2016 est évaluée à 3 227 372 kg, pour une valeur commerciale de 4 512 180 353 de francs CFA. Cette situation affiche une légère hausse des captures par rapport à l’année 2015 de 2,8 % en volume et de + 48% en valeur. » Et le département de occupe 26% de ces captures globales de la région. Ce qui montre un peu le poids qu’occupe ce secteur dans l’économie du département.

Tableau 3 : Evolution de la production de la pêche artisanale selon le type d’espèces capturées dans le département.

Poissons Crustacés
Année Quantité Valeur Quantité
Valeur (Tonne) (million CFA) (Tonne) (mm FCFA)


2015 403,2 222.2 262,2 655, 6
2016 606,9 290,4 858,3 910,7
Source ANSD Sédhiou Mai 2019 : Situation économique et sociale régionale 2016

Ce tableau montre l’évolution de la quantité de poissons et crustacés de 2015 à 2016. On note une nette progression en quantité et en valeur.
Les sous-secteurs de la pêche commencent aussi à se développer dans le département notamment la pisciculture, l’aquaculture etc.
Les potentialités du secteur sont entre autres :
Existence d’un fleuve poissonneux ;
Existence de cours d’eau ;
– Disponibilité des produits halieutiques ;
– Existence de ressources humaines ;
– Existence d’un cadre de concertation pour la gestion des ressources halieutiques ;
– Ressources halieutiques (différentes espèces) ;
– Existence d’embarcations ;
– Opportunités de reconversion des pêcheurs dans l’aquaculture (baisse de la pression sur les ressources naturelles).
– Existence de main d’œuvre locale ;
– Existence de marchés (forte demande de poisson).


Le secteur fait face aussi à des problèmes comme :
– L’utilisation par les pêcheurs de techniques et matériels de pêche inadaptés (filets à maille non réglementaire) ;
– La disparition de l’habitat des poissons du fait de la disparition de la mangrove ;
– Le manque de matériel adéquat ;
– La remontée de la langue salée ;
– La surexploitation des ressources ;
– Le non-respect des conventions établies ;
– Le manque de suivi ;
– La raréfaction des ressources halieutiques ;
– Le non-respect de la réglementation ;
– Le manque d’unités de transformation et de conservation ;
– Le manque d’encadrement et d’organisation ;
– Le manque d’aires de repos des poissons.

Commerce et artisanat
Le commerce est un secteur incontournable dans le développement des collectivités territoriales. Le commerce est peu développé dans le département. En effet « Les boutiques existantes ne disposent pas d’importants stocks de produits du fait des moyens financiers insuffisants et surtout du fait de l’enclavement. Notons que le conflit a aussi un impact sur le commerce car les acteurs font parfois preuve de prudence par rapport aux braquages. »


Tableau 4 : Evolution du nombre de marchés selon le type dans le département.

AnnéeMarchés permanentsMarchés hebdomadairesTotal
2015325
2016 325
Source ANSD Sédhiou Mai 2019 : Situation économique et sociale régionale 2016

L’artisanat aussi est confronté aussi à ce problème. C’est un secteur qui est non seulement mal organisé qui peine à tenir les deux bouts. Comme c’est le cas avec le secteur. Car l’artisanat du département relève du secteur informel.
Cependant les deux secteurs présentent des potentialités à saisir pour le département :


Pour le commerce :
– Opportunités de valorisation des ressources locales : anacarde, banane, mangue, miel, orange, citron ;
– Disponibilité de marchés permanents et hebdomadaires ;
– Existence de magasins de stockage ;
Pour l’artisanat :
– Existence de la chambre de métier pour accompagner les artisans ;
– Disponibilité de produits agro-sylvo-pastoraux ;
– Existence de loumas.
Il faut aussi noter les problèmes auxquels font face ces deux secteurs qui ont pour nom :


Pour le commerce :
– Absence de moyens de transport des produits ;
– Manque d’organisation dans la commercialisation des produits ;
– Enclavement du département ;
– Désorganisation du secteur ;
– Faible pouvoir d’achat des populations.
Pour l’artisanat :
– Insuffisance d’espaces pour la promotion des produits artisanaux ;
– Manque de collaboration entre les artisans et la chambre de métier ;
– Forte domination du secteur informel ;
– L’insuffisance de la formation et le faible niveau scolaire des artisans ;
– Le sous équipement des artisans (le manque de moyens matériels des artisans constitue un handicap à la compétitivité des artisans par rapport aux autres grandes villes).
Tourisme
Le secteur du tourisme reste très peu développé dans le département. Ceci est dû au non valorisation des sites historiques du département comme l’île du diable. Ces sites constituent des opportunités aujourd’hui à saisir pour le développement du département. L’autre explication est que le département fait face à un manque criard d’infrastructures hôtelier comparé aux autres villes. A cela s’ajoute aussi l’enclavement du territoire. Même s’il (territoire) fait office de carrefour par rapport aux autres régions Sud du pays.

Tableau : les différentes infrastructures hôtelières du département.

RéceptifsTypesChambresLits
La PalmeraieHôtel15 18
Bantaba de Diendé HôtelHôtel14 14
CHEZ NOUSAuberge0608
 Source : Brochure de présentation de la région de Sédhiou.

Transports
Le transport joue un rôle important dans la croissance économique et la réduction de la pauvreté. En effet, des infrastructures de qualités et un réseau routier performant améliorent la mobilité des personnes, des biens et contribuent au désenclavement de la région.
Les ressources /Potentialités du secteur
• Existence de routes bitumées ;
• Existence de pistes de production ;
• Existence d’un pont barrage à Diopcounda ;
• Existence d’un aérodrome à Diendé ;
• Existence d’un réseau fluvial ;
• Aménagement en cours de la piste Kérouane-Koussy Mballo ;
• Existence de routes et pistes ;
• Existence de véhicules de transport en commun, pirogues et de taxis motos ;
• Paysage favorable au développement du tourisme.
Les contraintes liées au secteur
• Existence de ralentisseurs (dos d’âne) non réglementaires et absence de panneaux de signalisation ;
• Etroitesse du tronçon Diendé Carrefour Diaroumé ;
• Insuffisance notoire de pistes de production ;
• Mauvais état des routes et moyens de transport ;
• Insuffisance des moyens de transport ;
• Insuffisance de personnel de sécurité ;
• Absence de brigade construite et équipée ;
• Mauvaise qualité des pistes ;
• Mauvaise organisation du secteur ;
• Cherté des tarifs ;
• Manque de sécurité (trafic fluvial pas de gilet de sauvetage).

Les réalisations majeures
Financement des tailleurs pour la mise sur pieds d’une mercerie départementale ;
Financement des marchands ambulants pour le développement de leurs activités ;
Appui à la création d’une mutuelle départemental ;
Financement de l’association des handicapés pour le développement de leurs activités et dotation en moto tricycle ;
Appui à l’élaboration du PDC (Plan de Développement Communal) dans 04 communes du département (Sakar, Diendé, Djirédji, et Samé-Kanta) ;
Appui à la création et à l’équipement de 14 bureaux de développement local (BDL) dans toutes les communes du département, en matériels informatiques, consommables et mobiliers de bureau x ;
Clôture CEM Sakar ;
Clôture lycée de Djirédji ;
Electrification CEM Mamadou MANE de Sédhiou ;
Electrification CEM de Djirédji ;
Electrification CEM de Bémet ;
Construction de deux salles de classe à Diannah Malary ;
Subvention ODCAV, ORCAV ;
Subvention RAMS (Rassemblement des Artistes Musiciens de Sédhiou) ;
Accompagnement des populations dans la lutte contre la Covid-19 à travers des dons et la sensibilisation.
Construction de salle de patients à l’hôpital de Sédhiou.

Expérience démocratie participative
Le département de Sédhiou dans le cadre de la promotion de la démocratie participative a mis en place une plateforme dénommée la plateforme multi acteur. Cette plateforme servira d’un cadre de réflexion pour tous les acteurs du département pour un développement économique et social participatif du territoire.
Il s’agit d’un espace de dialogue et de concertation, afin d’instaurer un climat de confiance et de transparence entre les populations et les élus. Une plateforme à travers laquelle tous les acteurs concernés sont invités à devenir des agents pour un changement de comportement dans la solidarité, mais également de prendre en charge au mieux les questions liées à la gouvernance pour le développement territorial.


GOUVERNANCE ET MARKETING TERRITORIAL
Expérience sur le budget participatif
Le Conseil Départemental de Sédhiou, lors de sa session ordinaire du débat d’orientation budgétaire 2020, il a procédé à l’élaboration des questionnaires et des guides d’entretien pour mieux avoir une vue claire sur la situation socio-économique des différents secteurs de la vie active des citoyens, notamment dans les neufs domaines de compétences transférées.
Le Conseil Départemental de Sédhiou a aussi envisagé de tenir un forum social, dont le thème est axé sur « L’élu face à son peuple ». Malheureusement, cet entretien social n’a pas eu lieu avec l’apparition de la pandémie Covid 19. A cela s’ajoute la caravane de sensibilisation sur le budget programme dans le cadre d’un partenariat cadre avec l’USAID/GOLD, ENDA ECOPOP dans le territoire départemental. Il faut souligner aussi, qu’une plateforme multi acteur est mise en place pour permettre aux acteurs de réajuster leurs interventions, afin de prendre en charge l’ensemble des questions liées au développement économique dans les différentes communes du département.

Evolution durant les trois dernières années

ANNEE 1ANNEE 2ANNEE 3
146 000 000F CFA151 800 000F CFA157 183 333F CFA

Principaux partenaires techniques et financiers
L’Etat du SENEGAL ;
Services déconcentrés de l’Etat ;
Trésor Public ;
ARDS ;
USAID Gold.

CONTACTS UTILES
Adresse
: SEDHIOU/MANSACOUNDA
Téléphone : 77 572 79 53
Email : consdepsedhiou@gmail.com
Site web : www. Consdépsédhiou.com

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